Plus que quelques jours avant les élections

Ce dimanche 26 mai, tous les Belges résidants en Belgique de minimum 18 ans sont appeler à se rendre aux urnes afin exprimer leurs votes non pas une fois (comme on dit en Belgique) mais bien trois voire quatre fois pour certains.

En effet, ce dimanche 26 mai nous voterons pour élire nos représentants sur trois niveaux de pouvoir : le niveau européen, le niveau fédéral, et le niveau régional. (et le Parlement de la Communauté Germanophone pour ceux qui y résident)
Le système gouvernemental belge étant connu pour sa simplicité, nous souhaitons vous apporter quelques éclaircissements sur le déroulement de cette journée du 26 mai et sur les implications de votre vote, ce geste citoyen obligatoire sur notre territoire.

Quand ? Où ?

Commençons par l’essentiel, le rendez-vous aux urnes est pris pour le dimanche 26 mai sur l’ensemble du territoire. À Bruxelles, les bureaux de vote seront ouvert de 8h00 à 16h00 afin de vous permettre de voter de façon électronique. Pour voter, il faudra vous présenter avec votre carte d’identité (belge) ainsi que votre convocation, reçue par courrier quelques jours ou semaines avant le vote.

Si vous n'avez pas reçu votre convocation (ou qu'elle est égarée), vous pouvez encore vous adresser à votre commune afin de la recevoir ou d'obtenir un duplicata.
À Woluwe-Saint-Lambert, vous pouvez vous adresser au guichet Population à l'Hôtel Communal (du lundi au vendredi de 8h00 à 13h00 - mardi et jeudi de 8h00 à 18h30 et mercredi de 8h00 à 15h00).
Le service sera également ouvert le samedi 25 (de 8h00 à 17h00) et dimanche 26 mai (de 7h00 à 16h00). Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez également joindre le service par téléphone via : 02.774.35.35| 02.774.35.40

Chaque électeur se voit attribué un bureau de vote dans sa commune dont l’adresse est identifiée sur sa convocation.

Qui doit voter ?

Pour avoir le droit de vote, il faut être de nationalité belge, avoir au minimum 18 ans accomplis à la date du 26 mai 2019, être inscrit au registre de la population de sa commune et ne pas être déchu de ce droit suite à une condamnation.
Contrairement aux élections communales, les étrangers n’ont pas le droit de vote pour les régionales ni pour les fédérales. Pour les élections européennes, les citoyens européens (ndlr. de l’Union Européenne) qui n’ont pas la nationalité belge peuvent voter, mais ils devaient s’inscrire avant le 28 février à la commune où ils résident.

Pour quoi on vote ?

Comme expliqué ci-dessus, trois scrutins sont rassemblés en ce dimanche 26 mai : fédéral, régional et européen (nous ferons volontairement l’impasse sur le Parlement de la Communauté Germanophone).

Le scrutin fédéral permettra d’élire nos représentants à la Chambre des représentants (Parlement fédéral) de manière directe. L’ensemble des votes de la circonscription bruxelloise permettra d’élire 15 représentants sur les 150 qui composent le Parlement fédéral. C’est à partir des possibles majorités et coalitions qui se dessinent au Parlement fédéral (“Le pouvoir émane de la nation”) que se constituera le Gouvernement fédéral.

Le scrutin régional permettra d’élire les représentants des différentes régions. À Bruxelles, nous élirons, de manière directe, 89 représentants au Parlement bruxellois, dont 72 francophones et 17 néerlandophones. C’est également à partir des différentes majorités et coalitions possibles se dessinant au Parlement bruxellois que sera formé un exécutif, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale.
Les élections régionales permettent également de constituer deux autres assemblées de manières indirectes, le Sénat et le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En effet, ces deux assemblées sont constituées à partir des Parlements des différentes régions.

Le scrutin européen permettra d’élire les 21 représentants belges qui siégeront au Parlement européen qui est composé de 751 sièges répartis en 8 groupes politiques.

Et après ?

Après les comptes, décomptes des votes, discours victorieux des uns et discours nuancés pour d’autres on procède aux calculs permettant de désigner les nombres de sièges de chaque parti à chaque assemblée et on détermine les élus en suivant les ordres de voix de préférences. Suite à cela, deux procédures se distinguent:

Au niveau fédéral, le Roi prend la main et désigne un informateur chargé de prendre le “pouls” des différents partis et de dégager les premières possibles coalitions. Il fait son rapport au Roi, qui désigne ensuite un formateur qui aura la charge de former le Gouvernement fédéral. Une fois le Gouvernement formé et les partis de la majorité en accord sur un “accord de majorité” il est présenté au Parlement fédéral qui lui octroie, ou non, la confiance.

Au niveau régional, ce n’est pas le roi, mais les présidents de partis qui s’occupent directement des négociations afin de former une majorité sans intervention du Roi. Une fois une majorité dégagée, une “déclaration de politique régionale” est présentée au parlement régional qui lui accorde, ou non, la confiance.

Voilà quelques précisions qui, nous l’espérons, vous permettent d’y voir un peu plus clair dans le système politique belge.

Si vous ne savez toujours pas pour qui voter nous vous invitons à consulter les programmes des différents partis, regarder les débats, lire la presse ou encore consulter divers sites comme :

Le test électoral de LaLibre.be : https://www.lalibre.be/page/test-electoral-2019#/
La position des listes bruxelloises sur la biodiversité via : https://biodivercity.brussels/

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