Un abattage massif en dépit des procédures en cours
Ce mardi 18 mars 2025, le Fonds du Logement a procédé à l’abattage massif de l’ensemble des arbres du « Petit Bois Vandervelde » sous l’œil dépité des riverains.




Retour en arrière
Le 4 juin 2024, le Fonds du Logement a obtenu un permis d’urbanisme pour la construction de deux immeubles de logement et d’un centre d’hébergement pour 17 personnes porteuses d’un handicap.
Ce permis a été délivré après deux enquêtes publiques qui ont soulevé l’opposition des riverains et une pétition de plus de 2 000 signatures.
Lors de ces enquêtes publiques, la commune, qui est consultée dans ce cadre, a également souligné son opposition au projet tel que présenté.
Wolu-Inter-Quartiers avait aussi fait part de son opposition, mettant notamment en avant :
- La perte d’un poumon vert en milieu urbain, essentiel pour la qualité de vie des habitants.
- L’impact sur la biodiversité locale et la disparition d’une centaine d’arbres.
- L’absence de concertation réelle avec les habitants et les acteurs locaux.
- Des alternatives potentielles pour la construction de logements sur d’autres sites moins sensibles sur le plan environnemental.
Les derniers développements
Malgré ces oppositions, le permis d’urbanisme a été délivré le 4 juin 2024. Suite à cela, la Commune de Woluwe-Saint-Lambert a introduit un premier recours auprès du Collège d’Urbanisme. Le Gouvernement Régional n’ayant pas pris de décision, ce recours a été considéré comme rejeté.
Face à cette situation, plusieurs recours ont été déposés auprès du Conseil d’État : l’un par la commune et un autre par Wolu-Inter-Quartiers, les riverains et la Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs (CEBE ASBL), qui défend l’environnement à Bruxelles.
Cependant, alors que ces recours (en annulation, en suspension et en extrême urgence) étaient en cours, le Fonds du Logement a décidé d’abattre la totalité des arbres de la parcelle, sans attendre les décisions judiciaires. Ces abattages, réalisés en urgence, n’ont d’ailleurs pas suivi les recommandations des diverses études présentées lors de l’enquête publique, preuve que le Fonds du Logement souhaitait mettre les riverains devant le fait accompli.
Notre association dénonce le passage en force du Fonds du Logement, qui, rappelons-le, est entièrement subventionné par la Région de Bruxelles-Capitale. Nous attendions de la part d’un organisme quasi public un respect exemplaire de l’État de droit, et non une attitude opportuniste.
Le lendemain des abattages, le tribunal de première instance a prononcé un arrêt immédiat des travaux sous peine d’une amende de 2000€ par jour. Malheureusement, les arbres n’auront pas survécu plus d’une journée face aux tronçonneuses et engins de chantier du Fonds du Logement.
Et maintenant ?
Malgré les abattages, les procédures d’annulation et de suspension du permis sont toujours en cours, et notre association, la CEBE et les riverains ne comptent pas faire machine arrière…